Jeudi 6 mars 2008
8h: Après avoir bien flippé, nous ne passerons pas après les arrive tôt mais tard.
Le système numéro à bien marché, je suis Hélène et l'aide à porter tout son bordel.
"les numéros de 0 à 10".
Un mec place finalement les dix premières dans le premier BAC, devant le zénith. Elles se font huer comme pas possible. Je ne comprends pas, après tout, Laurie est quand même là depuis samedi matin, elle mérite d'être devant les autres.
"Les numéros de 10 à 20". Youhou, j'embarque mon petit numéro 16 et passe devant les autres avec Hélène Izzie et les autres. On s'assied, nous aussi sous les huements des autres fans bien derrières nous, qui elles, n'auront pas accès aux bac. Bon, on prend la décision de s'asseoir et de les ignorer, après tout, cette place est amplement méritée.
Il fait froid, très froid. Je ne connais réellement qu'Hélène ici. Mais je fais connaissance avec les autres filles.
On se repère aux poteaux pour voir si le soleil va descendre, car d'après les mecs qui nous surveillent, il devrait descendre et nous réchauffer. Ba voyons... On se pose, on parle, on fume, on fait connaissance...
Me manque mes filles. Maryline et Marine. Toutes ces filles qui ne sont pas là avec moi et que j'aimerais avoir.
Mais elle ne peuvent pas passer, c'est impossible.
Je suis bien dégoûtée, je ne les verrais presque pas de la journée. Ca me gave et m'énerve.
J'veux les avoir auprès de moi. Pouvoir parler à Maryline de c'mec là. Qu'on s'maquille sous des couvertures. Qu'elle bouffe avec Marine un sandwich au Roquefort et que ça pue. Je les veux.
11h30 L'heure où le petit ventre de ses demoiselles se réveille. Puis il fait froid, alors après avoir attendu, nous nous levons enfin. Enfin, parce-qu'on n'avait pas vraiment le droit de se lever avant, histoire de ne pas trop énerver les autres fans qui foutaient le bordel pour qu'on ressorte des bacs. Bref, on se lève, direction ma voiture. Petit contre temps, on prend celle de Nath'. Direction le McDO. Fermé. Donc direction le Auchan je crois, et achat de pomme de terre chaudes, knacky, divers gâteaux en tous genres...
On fait un petit tour aux toilettes, histoire d'en trouver des propres, ce qui change de ceux du zénith. Hum.
J'en profite pour me réchauffer les pieds sous une soufflette qui sert à la bas à sécher les mains. Ca marche.
12h De retour vers les filles, on leur dit que malheureusement, pas de McDo today. Ouais, ba à Strasbourg, ils ouvrent pas tôt hein. On leur montre nos trouvailles. Je retourne près de ma voiture et prend couvertures, sandwichs, coca, portable... Et retourne dans les bac sous les regards peu aimables de certaines fans. Oula.
Je donne ma couverture à Laura et ses copines qui sont mortes de froid.
On se repose dans le bac numéro deux. Tout devant.
Je passerais sur le reste de la journée. Après tout, c'est galérage, glandage, fumage, photos, ballades, caillage... STRESSAGE.
16h45: Bon. Là on stress, nous sommes debout, derrière ça crie déjà, ça pousse, mais on tien bon, nous devant.
Petit avantage habituel d'être devant, on ne nous pousse pas, du moins pas encore, et ça ne crie pas trop.
On nous dit que ça va ouvrir à 17 heures. Tout le monde sort ses places, dernier pipi, les couvertures sont rangées dans la voiture, bref, c'est fines prêtes qu'on réalise la chose. Un concert de plus. Un premier rang de plus. Le premier concert avec Hélène... Bref, tout ce qui correspond à nos concerts Téachiens ressurgissent, comme à chaque concert, comme si chaque concert était le premier.
On discute avec les grillens qui sont ici en renfort. Bref, on sympathise, puis c'est enfin l'heure. Hélène passe, puis moi, et nous courrons. Ce sprint là, c'est toujours le Grand Moment. Celui ou te dis, "bordel si je tombes, j'suis dans la merde". On entre enfin dans la salle, vide. Un concert privé pour le moment. On cours, on profite de la vue, de cette salle vide. Vide et revide. Private. On me l'avait pas dit. J'arrive devant la grille. Celle du first raw tant convoité, et je m'y accroche comme pas possible. Putain, on y est.
Ca se remplie assez vite, lentement, mais vite. Les filles derrière s'agglutinent, on ne peut même pas enlever nos vestes. Il commence à faire chaud. J'aide ma voisine à se déshabiller. Puis Hélène, et enfin moi. On s'installe. On campe quoi. On a juste perdu Izzie. On l'appelle, bref, elle n'est pas loin. Déçues, mais rassurées qu'elle aille bien.
18h: Ca tombe ça tombe. Déjà plus de trente malaises rien que de notre côté. Ca pousse. Ca s'énerve. Ca veut le premier rang. Ca appel. Ca stress. Nous? Haha, en mode VIP. On a bien sympathisé avec les gardes, du coup, ils nous signent une petite séance photo. VIP j'te dit.
19h45: Début du concert. Le rideau tombe. La Ola s'est arrêtée dans les gradins. Ca commence fort, ça y est.
Les quatre mecs sont en forme, oh ça oui. On les retrouverait presque comme au début.
Des regards. Tom et sa langue. Je fonds. On se fout de sa gueule. On chante. Complicité avec le public.
Tout s'enchaîne. Tout. Tout est magique, naturel. On est bien loin du concert calculé auquel on avait le droit y'a pas silongtemps que ça.
Tom en pleine forme. Toujours fidèle à sa guitare. Celle qu'il change au moins vingt fois par chanson. Allez, humour. Avouons-le, c'est orgasmique.
Bill quand à lui ne lâche toujours pas d'une semelle son frère. Il porte toujours un regard sur lui. Chante en le regardant dans les yeux sans cesse. Se colle à lui, comme dans une comédie musicale.
Bref, leur complicité est toujours bien présente. Magique. Rien ne change pour ça.
Ah si, j'allais oublier. Pour Bill, le Piaf est semblable à un Tweety. Hum. On repassera.
Georg? Notre bon Georg était bien loin de moi. Bien trop à mon goût. Leb' Die Sekunde m'a permis de lui adresse un beau sourire qu'il m'a rendu. Il é"tait triste de ne pas avoir eu le droit d'avoir le petit Piaf qui lui était du. Ba oui, il était pour lui, et non pas pour Beul, mais bon... On sait tous et toutes que Bill aime les nounours, et à besoin d'affection hein. Toujours en mode mono oeil ce mec. Mais c'est comme ça qu'on l'aime hein.
J'pense que tu ne verras jamais ailleurs un mec écarter autant les jambes. Georg, adepte de la sodom'?
Affaire à suivre.
Gustav. Caché derrière sa batterie, mais avec le punch. Comme les autres, on l'a trouvé moins en forme que le reste du groupe. Plus en retrait, certes comme d'habitude, mais cette fois-ci plus encore.
Nous avons eu le droit à la fameuse Ola de GusGus.
Thanks gosse.
Un concert comme je les aime...
After show:
Hélène et moi retournons en voiture, direction l'hôtel de ces monsieur.
C'est au bout d'une heure de tourne qu'on trouve ENFIN.
Je suis dans un état de nerfs pas possible, j'envoie chier tout le monde.
Les cheveux lâchés, avec CERIZ, on entre dans l'hôtel.
On en sort bien vite aussi.
On se pose devant, sur le côté.
Quelques inhabitées courent partout, au risque de foutre en l'air la séance dédicaces. Elles se posent finalement sagement à nos côtés, puis Teum&Geurg qui est toujours en mode mono-oeil, arrivent de notre côté, suivis de Beul.
Bill, qui au passage, m'a fait un des plus pourris des autographes. Genre je joue mon exigeante, je rigole, mais c'est juste un petit gribouillis. Oo
Puis ils avancent, nous les suivons. Tom ouvrant courageusement la marche. Devant une bonne cinquantaine de fans. Ils avancent, puis entrent dans leur hôtel, c'est fini pour ce soir.
Gustav n'est pas sorti du bus.
Ca confirme certaines choses...




